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EL WATAN ECONOMIE du
29 Janvier 2007..
Port de Béjaïa : La croissance de l’activité
s’est maintenue en 2006
Le terminal à
conteneurs du port de Béjaïa, exploité par Béjaïa
Méditerranée Terminal (BMT) a accueilli ce week-end
un porte-conteneurs transocéanique appartenant à l’armateur
suisse Méditerranéen Shipping Company (MSC), sous
pavillon panaméen, avec à son bord une cargaison de
1100 boîtes EVP (équivalent vingt pieds). |
L’évolution
est d’autant plus probante qu’elle est l’apanage
du poste marchandises générales, réputé
générateur de forte valeur ajoutée, qui a crû
de +13%, atteignant 5,866 millions de tonnes, contre 5,192 précédemment,
soit un gain annuel de 674.000 tonnes, précise la même
source. Seulement, ce bond en avant n’a pu prendre toute sa
signification en raison du comportement mitigé du poste hydrocarbures
qui a marqué un repli notable, estimé à 6%.
8 millions de tonnes de pétrole brut ont été
traités en effet à l’exportation contre 8,7
millions antérieurement, presque une contre-performance compte
tenu des prévisions qui tablaient sur un seuil minimal de
l’ordre de 9 millions de tonnes. Et pour cause, la mise en
service, en juillet 2005, d’une bouée de chargement
de brut off-shore a légitimement haussé les attentes
en la matière, sauf que les effets escomptés n’ont
pas suivi, atténués, a-t-on expliqué, par des
considérations d’organisation et de carence des moyens
de stockage du brut dans l’enceinte portuaire. Sonatrach,
qui n’a chargé de cette structure que par trois fois
des navires de 80.000 tonnes, compte du reste y remédier,
en entamant bientôt la construction de deux nouveaux bacs
afin d’augmenter ses capacités d’exportation,
a-t-on signalé.Il est à relever cependant que contrairement
au pétrole brut, l’importation de produits raffinés
a connu une hausse notable, passant allègrement de 410.427
tonnes en 2005 à 515.598 tonnes en 2006. Cette tendance haussière
s’est par ailleurs vérifiée au plan du trafic
passager qui a crû de 5% avec un flux en entrée et
sortie de 45.280 voyageurs. |
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Et c’est aussi le cas pour le trafic conteneurs
qui enregistre un progrès fulgurant, en bondissant de 61.000
boîtes (evp) en 2005 à 75.900 boîtes en 2006,
soit une augmentation de 23%, dont le résultat reste le fruit
de la mise en service, depuis 2005, du nouveau terminal à
conteneurs unique en Algérie. La structure, ouverte aux bâtiments
massifs (300 boîtes) affiche en effet des rendements de premier
ordre, pouvant traiter en moyenne 24 boîtes de l’heure
extensible à 30 unités en période faste, soit
nettement, à titre de comparaison, au-dessus de la norme
du port autonome de Marseille, auteur de 20 boîtes de l’heure.
Ces résultats positifs à plus d’un titre ont
permis au port de consolider ses parts de marché, évaluées
à plus de 22% du trafic maritime national et de se placer
juste derrière celui d’Alger. Un beau succès
pour cette infrastructure qui depuis 10 ans réalise une croissance
moyenne annuelle de 10% au prix d’investissements lourds et
d’innovations continues. F.TAIRI |
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