| Article
apparu dans EL WATAN du 12 Février
2007.
Activités portuaires
Un transocéanique à Béjaïa
Le terminal à
conteneurs du port de Béjaïa, exploité par Béjaïa
Méditerranée Terminal (BMT) a accueilli ce week-end
un porte-conteneurs transocéanique appartenant à l’armateur
suisse Méditerranéen Shipping Company (MSC), sous
pavillon panaméen, avec à son bord une cargaison de
1100 boîtes EVP (équivalent vingt pieds). |
Béjaïa
: De notre bureau
Le premier de cette envergure à mouiller dans un port national.
L’Alexandra, long de 200 m, d’une capacité de
2100 boîtes, avait appareillé de Valence (Espagne)
pour se rendre aux Etats-Unis, faisant une escale de cinq jours
à Béjaïa, pour y déposer sa cargaison
et aussi pour en charger une autre contenant 1500 boîtes.
Une première pour cette filiale, née en 2005 d’une
joint-venture entre l’Entreprise du port de Béjaïa
(EPB) et Portek de Singapour qui trouve en la circonstance matière
à vanter ses capacités et sa réactivité.
Le chargement et le déchargement de toute la cargaison devraient
se faire en 2500 mouvements avec une cadence de 25 à 30 conteneurs
à l’heure. Un rythme jugé par ses dirigeants,
hautement compétitif en Méditerranée dont le
soutien à terme, y voient-ils, est à même de
lui conférer une position « hub » dans le bassin.
Le port de Béjaïa qui dispose d’un tirant d’eau
de 12 m et d’une logistique humaine et technique de premier
ordre ne cache pas son ambition d’attirer de plus en plus
de bateaux de ce gabarit pour s’ériger en port d’éclatement
du trafic maritime, du moins inverser la situation actuelle qui
veut que des parts considérables de conteneurs destinées
à l’Algérie se voient débarquer dans
des ports étrangers, avant qu’une noria de petits navires
(200-300 boîtes) ne les acheminent à destination. |
|
|
Avec le concept de trafic unique, des coûts
de transit du conteneur relativement réduits et ses cadences
de traitement appréciables, le terminal de Béjaïa,
assure-t-on, est en mesure d’atteindre cet objectif à
moyen terme. BMT, qui a traité durant l’année
2006 près de 80 000 boîtes EVP, mise pour 2007 sur
un volume de pas moins de 100 000 boîtes extensible à
150 000 en 2008. La croissance, en tous cas, est assez éloquente
pour espérer faire de Béjaïa une plate-forme
à la hauteur de ses capacités pour peu que l’environnement
suive. L’amélioration des infrastructures intra et
extra-muros est l’une des exigences avancées.
F.TAIRI
|
|