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Bejaia
Mediterranean Terminal (B.M.T), exploitant du terminal à
conteneurs du port de Béjaïa, a réalisé
un nouveau record d’activité en 2007, en manutentionnant
10.050 conteneurs équivalant vingt pieds, en augmentation
de près de 32% comparativement à l’exercice
2006 et de 10% par rapport aux prévisions, apprend-on
de sa direction. "C’est un résultat fort
encourageant", a commenté M. Farès Ouzegdouh,
directeur du service Marketing de BMT. L’exercice,
selon le bilan établi, fait ressortir une hausse
de son chiffre d’affaires de l’ordre de 79%,
une amélioration de sa marge brute de 62% et des
niveaux de productivité "performants",
avec une moyenne de traitement de 30 conteneurs de l’heure,
"nettement supérieure à certains port
de la rive Nord de la méditerranée, dont Marseille,
Sète et Barcelone, qui traitent une vingtaine de
conteneurs par heure", assure-t-on. Cette évolution,
induite à l’origine par le dynamisme du commerce
extérieur et de la percée du mode de conditionnement
par conteneur, est également imprimée par
la politique et la stratégie de management de cette
filiale de l’entreprise du port de Bejaia, créée
en joint-venture avec "Portek", une entreprise
de Singapour au prix d’un investissement de prés
de 2 millions de dollars. Sortie des limbes en juillet 2005,
BMT, profitant d’une conjoncture favorable, marquée
par un retour d’investissement au sein du port, objet
alors de profondes transformations, a dû opérer
à son tour, a indiqué M. Ouzegdouh, une "série
d’actions, basées à la fois sur la modernisation
de ses infrastructures, une politique commerciale agressive
et une communication soutenue pour se faire connaître
et améliorer son image". Résultat des
courses : Béjaïa est devenu "une plate-forme
qui compte et une destination de choix", a-t-il dit.
Cette politique s’est d’ailleurs matérialisée
par une manifestation d’intérêt des trois
armateurs géants du monde (Maersk, C.M.A et M.S.C),
en vue d’offrir des services de ligne directe entre
Béjaïa et le continent asiatique, en assurant
des services feeders, reliés au grand Hub Européen,
selon M.Ouzegdouh.
Ce dernier a, par ailleurs, fait cas d’un projet d’érection
de la plate forme de Bejaia en port de transbordement terrestre
et ce, a-t-il précisé, dans le cadre d’une
joint-venture, créée entre la Sntf (Société
nationale des Transports ferroviaires) et Rail-link Algérie,
filiale de C.M.A (France) pour la création d’un
port sec à Alger. Ce choix, a-t-il expliqué,
est dicté par les fortes potentialités du
terminal (logistique et organisation), la qualité
de service au navire ou à la marchandise (coût,
fluidité, fiabilité, sécurité,
environnement et dessertes), et sa position géographique.
Afin de maintenir son attractivité, BMT a investi,
en 2007, 580 millions de DA, réalisés entièrement
sur fonds propres. L’essentiel, a-t-on expliqué,
a été consacré à la modernisation
de ses équipements, notamment ses portiques gerbeurs.
Pour 2008, l’enveloppe dégagée est de
l’ordre de 1,2 milliards de dinars, dont 30% en fonds
propres et le reste en concours bancaires, pour renforcer
ses dotations techniques, parmi lesquelles figurent un portique
de quai, un scanner pont-bascule, des remorques portuaires
et des tracteurs de routes. Actuellement, tout l’effort
est orienté vers la réalisation d’une
plate-forme extra portuaire pour contourner la contrainte
du foncier sur laquelle bute le terminal, et se donner les
moyens d’augmenter ses capacités d’entreposage.
"Nous commençons à nous sentir à
l’étroit. Et la croissance en cours appelle
des mesures d’urgence", a souligné M.
Ouzegdouh, qui a fait part du "souci" de trouver,
"immédiatement", un terrain nu pour y installer
une plate-forme dédiée, dans un premier temps,
au traitement du conteneur vide et, dans un deuxième
temps, pour servir de dépôt sous douanes.
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