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Edition du 25 juin
2007 > EL WATAN > Supplément
économie
Adam Iskounen, PDG de Bejaia Mediterranean Terminal
(BMT)
« Nous manquons de pragmatisme dans la recherche
de partenaires»
Né de la joint-venture conclue
en 2005 entre le Port de Béjaïa et la société
singapourienne Portek, Bejaia Mediterranean Terminal (BMT) est
un autre cas d’école de partenariat réussi
en Algérie. Son PDG, Adam Iskounen, rencontré
au Salon de la logistique et du transport à Munich, revient
sur les conditions de la création de la joint-venture
et sur l’environnement de l’investissement en Algérie.
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| Un
mot sur BMT.
Bejaia Mediterranean Terminal (BMT) est le fruit d’une
joint-venture qui s’est concrétisée
entre le Port de Béjaïa et la société
singapourienne Portek. L’objet social de BMT
est d’opérer un terminal à containers
au port de Béjaïa, autrement dit c’est
charger et décharger les navires (manutention),
l’acconage (travail sur le parc à containers)
et éventuellement la logistique.
Qu’est-ce qui a présidé
au choix de Portek sur le Port de Béjaïa
?
Il faut dire que Portek a été très
actif en Algérie depuis 2002. Portek ciblait
deux secteurs : le secteur du transport portuaire
et l’énergie. L’intérêt
des opérateurs singapouriens s’est porté
directement sur l’Algérie pour s’y
installer, encouragés en cela par les importantes
opportunités d’investissement et de développement.
Où en êtes-vous une année
après votre entrée en activité
?
2006 a été pour nous l’année
de démarrage des activités. Il y a encore
beaucoup de points à parfaire et d’équipes
à former. 90% de nos équipes ont moins
de 35 ans. Ceci est certes un bon signe pour l’entreprise
mais ces équipes manquent d’expérience.
Pour 60% de ces jeunes, c’est leur premier emploi.
Il a fallu donc axer énormément sur
le volet formation.
BMT a-t-il tenu ses engagements de démarrage
?
Pour faire passer le projet de la joint-venture au
CPE, il a fallu s’engager sur certains objectifs
commerciaux, financiers mais aussi de démarrage
de l’entreprise. Nous avons tenu nos engagements
pour les trois premières années en matière
de prestations de services à fournir, d’embauche
et de formation du personnel. A propos du recrutement,
on a bouclé l’année 2006 avec
250 postes d’emploi directs créés
au lieu de 150 prévus initialement.
L’aboutissement de la joint-venture
s’est-il déroulé sans contraintes
?
Sur le marché algérien, il y a des contraintes
de plusieurs ordres. S’agissant de la privatisation
de l’activité portuaire, les textes n’existent
pas encore et ceux qui existent manquent parfois de
clarté. Pour le cas de BMT, il a fallu pratiquement
les créer. Le contrat de partenariat, le contrat
de concession, le protocole d’accord n’existaient
pas.
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Le Port de Béjaïa, la SGP
Sogiport et le ministère des Transports ont travaillé
fort pour créer ce cadre. Nous avons perdu énormément
de temps pour le mettre en place. Ceci, à mon avis,
est une contrainte majeure. L’autre contrainte relevée
est celle liée à l’attraction de l’investissement
étranger. Je dois dire qu’il n’est pas
fait suffisamment. Il n’y a pas de pragmatisme dans
notre démarche pour trouver des partenaires. Nous
n’avons pas de stratégies de partenariat.
Quel est le statut du BMT ?
BMT est une filiale de l’Entreprise portuaire de Béjaïa
(EPB) dans la mesure où elle détient 51% des
actions.
Votre présence au Salon de la logistique
et du transport du Munich s’inscrit dans quel cadre
?
C’est l’autorité portuaire qui a demandé
à ce que BMT participe à cet important salon
en ce sens où il représente un cas d’école
de partenariat réussi. C’est un gage d’assurance
pour les investisseurs étrangers désirants
s’établir en Algérie.
Quels sont vos objectifs à long terme ?
Comme première étape nous avons réalisé
les objectifs des deux partenaires, le Port de Béjaïa
et Portek. Maintenant, c’est BMT qui prend les choses
en main. Un busines plan de cinq ans a été
mis en place et présenté au conseil d’administration
de BMT. Nous nous basons sur notre expérience de
2006 pour payer notre objectif à l’horizon
de 2011.
Salah Slimani |
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