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Article apparu dans EL WATAN ECONOMIE
du 29 Janvier 2007
Béjaïa Mediterranean Terminal (BMT)
Un chiffre d’affaires de 600 millions
de dinars
Béjaïa
Mediterarnean Terminal (BMT), filiale de l’Entreprise
portuaire de Béjaïa (EPB) et « Portek »
de Singapour, sortie des limbes seulement en juillet 2005
pour l’exploitation d’un terminal à conteneurs,
a réussi des défis qui font d’elle, un
véritable cas d’école.
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En
2006, elle a manutentionné près de 80.000 conteneurs
evp (équivalents vingt pieds), réalisé
un chiffre d’affaires de 600 millions de dinars et affiché
des cadences productives de premier ordre établies
en moyenne entre 26 et 30 boîtes de l’heure, extensible
au besoin à 36 unités. Une performance unique
en Algérie, nettement mieux qu’au port autonome
de Marseille et se rapprochant de près des niveaux
de productivité de Barcelone, qui reste une référence
dans le bassin méditerranéen. D’ores et
déjà, elle anticipe une montée de charges
pour 2007 et 2008, avec respectivement 120.000 et 150.000
evp et un chiffre d’affaires avoisinant, voire dépassant,
le milliard de dinars. Pour autant, au sein de l’entreprise,
les dirigeants évitent de pavoiser, estimant que les
défis à atteindre sont encore plus relevés,
ne serait-ce que vis-à-vis de la concurrence, qui impose
une vigilance des plus soutenue, relève son PDG, M.
Iskounène, qui croit que « face à l’évolution
du trafic maritime, notamment au niveau de l’organisation
et de l’innovation technologique qui imposent des défis
presque identiques à tous les ports, et qui se déclinent
en termes de coût, célérité, sécurité
et fiabilité, il faut jouer sur les différences
et les vertus de chacun pour se distinguer ».
De son point de vue, s’il est difficile en effet de
parler de la logistique spécifique au port de Béjaïa,
qui en la matière bénéficie des apports
technologiques de Portek, une référence en Asie
et en Amérique, il reste que Béjaïa peut
forcer et forger davantage ses atouts, notamment en faisant
valoir sa |
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localisation géographique privilégiée,
ses atouts nautiques, sa rade étant des mieux abritées
du bassin méditerranéen, et l’importance
de son hinterland.
De plus, elle se distingue, par la qualité et le coût
de sa main d’œuvre ainsi que d’un réseau
routier en formation dont la conjonction peuvent lui assurer
des part de trafics non négligeables. Ses résultats
en tout cas, tout autant que l’afflux des plus grands
armateurs sur la place, en l’occurrence CMA-CGM (2-3
rotations par semaines) et Maersk Sealand (1-2 rotations par
semaine), sonne déjà comme un gage de succès
et rassure sur la bonne santé de la filiale, détenue
à concurrence de 51% par l’EPB et 49% par le
partenaire singapourien. La joint-venture, qui a induit un
investissement initial conjoint de l’ordre de 2 millions
de dollars, est en effet un soulagement aussi bien pour les
chargeurs que pour les compagnies maritimes attirés
par les quantités disponibles et la cadence de traitement
offerte. A titre d’illustration, un porte-conteneurs
de 700 boîtes a été traité en trois
shift, soit en 24 heures en décembre dernier avec un
coût de 87 euros l’unité. C’est dire
les gains en productivité et en coût d’escale
générés et dont la tendance est à
l’amélioration à l’avenir, l’entreprise
misant sur son renforcement en portiques de quai et en portiques
gerbeurs RTG. L’intégralité de ses bénéfices
de 2005 et 2006 a été réinvestie à
cette fin, apprend-on encore. F.TAIRI
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