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Article apparu dans le journal El Watan
Economie - Du 20 au 26 juin 2005.
Le port de Bejaia en mutation
Bientôt un terminal à
conteneurs géant
Bejaia sera
prochainement dotée d'un port moderne résolument
tourné vers l'avenir. L'entreprise portuaire y travaille
d'arrache-pied avec nottament la construction d'un terminal
à conteneurs vaste et équipé en conséquence
pour décharger et entreposer le temps nécessaire
au transit 150 000 EVP (105 000 conteneurs) à l'horizon
2008, au lieu des quelque 30 000 EVP à peine aujourd'hui.
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On
a pu constater sur le site judicieusement choisi à
cet effet un rythme de travail soutenu et un taux de réalisation
suffisant, faisant de l'hypothése de livraison de l'infrastructure
d'ici la fin de l'été un pronostic tout fait
réaliste. l'échéance paraît d'autant
vraisemblable que les équipements de levage (5 portiques
de stockage sur pneus) pour conteneurs de 20 et 40 pieds sont
montés et pour certains déja opérationnels.Une
fois achevé, ce terminal à conteneurs géant
hissera le port de Bejaia au tout premier rang des infrastructures
portuaires algériennes sans doute, même plus
important que celui d'Alger qui n'arrive pas à concrétiser
ses projets d'extension. Le port de Bejaia, qui jouit d'une
position géographique avantageuse, pourra, par ailleurs,
jouer un rôle non négligeable à l'échelle
maghrébine et méditerranéenne.
La concrétisation d'un certain nombre d'investissements,
notamment ceux projetés par la société
Cevital (exportation de produits agroalimentaires et autres
à partir du port de Bejaia) et par l'entreprise portuaire
(appel aux exportateurs pour rentabiliser les conteneurs qui
retournent à l'étranger souvent vides), constitue
un autre motif de conviction quant aux perspectives de développement,
particuliérement favorables à cette infrastructure
portuaire promise à bel avenir.
MODERNISATION
Pour le jeune et dynamique PDG de l'entreprise portuaire
de Bejaia, Abdelkader Boumssila, le port de Bejaia doit d'ores
et déja songer à se tailler une place de choix
dans la division internationale du fret maritime en mettant
à la disposition des opérateurs du commerce
mondial une infrastructure portuaire qui répond parfaitement
à leurs exigences, sans quoi ils feraient transiter
leurs marchandises par d'autres ports.
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Et beaucoup de pays travaillent actuellemnt à la modernisation
de leurs ports tant les enjeux économiques et financiers
sont importants. C'est précisément l'objectif
de la joint-venture que l'entreprise portuaire de Bejaia vient
de constituer avec la société Singapourienne
PORTEK dans le but d'organiser et d'exploiter le terminal
à conteneurs une fois achevé. La joint-venture
dénommée " Mediterranean Multipurpose Terminal
- MMT" (Bejaia Mediterranean Terminal - BMT) aura la
forme d'une société par actions au capital social
de 2 millions de dollars dont 51% des parts seront détenus
par l' EP Bejaia. On compte sur la firme Singapourienne trés
expérimentée dans le domaine d'apporter au port
de Bejaia son savoir-faire dans le domaine de la maîtrise
de la technologie du conteneur, de la maintenance des équipements
et du management global de l'infrastructure. La société
mixte se fixe d'ores et déja comme objectifs de moderniser
le traitement des conteneurs et des céréales.
De passer de 30 000 EVP actuellement à 150 000 EVP
en 2008, soit un taux de conteneurisation appréciable
d'environ 15% à cette échéance. Il est
également question d'améliorer les rendements
( 10 à 30 conteneurs et 50 à 400 tonnes de céréales
de l'heure), de réduire d'au minimum trois fois les
temps d'escale, et ce, grâce à une gestion beaucoup
plus moderne, faisant la part belle à l'outil informatique.
Le port de Bejaia aurait alors une bonne réputation
à l'échelle internationale, ce qui constituerait,
sans doute, le meilleur gage de prospérité pour
cette infrastructure qui deviendrait une destination de choix
pour de nombreux armateurs et autres opérateurs du
commerce international. L'EPB Bejaia espére dégager
un excédent financier d'au minimum 4 millions de dollars
en 2008, contre seulement 136 000 dollars cette année.
Avec une telle marge bénéficiaire, il sera non
seulement possible d'amortir les dépenses d'investissement
en un temps record, mais également de dégager
un cash flow suffisamment conséquent pour assurer l'expansion
de l'infrastructure portuaire.
NOURDINE GRIM
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